Juste retour des choses...
C’est avec intérêt que je te lis ce soir
Tes rimes m’emballent et je me laisse avoir
Tes doux mots ont touchés mon cœur viril
Qui il y a encore peu était plutôt fébrile
L’amour était là, sincèrement présent
Puis j’ai divorcé, je crois juste à temps
J’ai cru pouvoir gérer une histoire parallèle
Au détriment de nous, en dépit des querelles
Je voulais pas faire partie de ces gens qui abusent
Te piétinent sans gène et en plus s’en amusent
Je voulais faire mieux et faire tout à la fois
Repoussant les limites, faisant fit de ta voix
Le pire est sans doute de ne pas pouvoir
Mettre ça sur le compte d’un vulgaire désespoir
J’ai du ne pas fuir et relire sans fin
Tes conseils, ta patience, tu me tenais la main
L'erreur a été de me convier sur tes ailes
Je n'ai pas su dissocier le poivre du sel
De tout mon poids, je me suis écrasé
sans savoir si de nouveau, tu pourrais t'envoler
Comme une femme quelconque, je t'ai déshabillé
Le désir est monté, j'ai voulu dominer
Le consentement suffisait, j'ai cru bon de grimper
Et puis violement, je me suis écroulé
Je n’abuserais pas de ton pardon facile
La femme que je suis se montrera docile
Pour rebâtir avec toi quelque chose de plus fort
Apprendre ensemble à reconnaître nos torts
Y’a des mots parfois, plus tranchants qu’un rasoir
Des phrases aussi qu’on ne voudrait pas voir
Force est de constater qu’il y a des vérités
Qu’on est pressé de pouvoir révéler
Depuis notre séparation, j’ai fait un bout d’chemin
Remis les pendules à l’heure en narguant le destin
J’ai l’espoir grâce à ça d’être devenue meilleure
Et l’envie tenace d’effacer tout tes pleurs
La débauche n'a pas comblé nos inombrables conversations
Désormais je le sais, je dois lire ma leçon
Si tes yeux me reprennent dans le lit de cette femme
Que les cieux n'hésitent pas, laisse les blâmer mon âme
Si le temps ne t’apporte aucune amélioration
Il faudra alors te résigner pour de bon
Admettre que peut-être les Déesses ont leurs failles
Et que même ta grandeur n’atteint pas leur taille
Si mes épaules sont frêles, ta passion est solide
Pour atténuer mes peurs et mes pensées morbides
Je ferais de mon mieux pour te satisfaire
Evacuer la tristesse et danser pour te plaire
Dans ton camp ou le mien, nous avons nos démons
Une fromagère, une secrétaire, voire même une guenon
Quelque soit la princesse qui illumine tes nuits
Je réclamerais seulement que tu sois dans ma vie
Te savoir épanouie dans les bras d’une ennemie
Punira au centuple mes crises de jalousie
Et si c’est moi que tu veux, alors tu m’auras
Je me laisserais bercer au creux de tes bras
A genoux devant moi je ne peux pas te laisser
Je veux prendre ta main sans que tu sois baissé
A hauteur de ton visage, me laisserais-tu déposer
Sur ta bouche rosée un baiser d’amitié ?
Si à cela tu répondais de façon positive
Je pourrais affirmer sans autre alternative
Que je te rend la douceur de nos premiers émois
T’épouser je le veux, s’il te plaît embrasse-moi...
