Aller, on les compte plus hein? Si?
Loose tte fraîche arrivée de y’a 15 minutes !! Demandez les dernières looses d’une famille maraboutée par un africain encore inconnu que la vieille a sûrement refusé de se taper dans son adolescence… (bah si pour être à ce niveau, il a bien fallut quelque chose hein !)
Chose promis, chose due ma déesse… bon par contre c’est pas la vieille qui a fait la boulette, c’est le frangin. Toute façon quand c’est pas l’un… c’est l’autre.
1h du matin. La vieille part chercher gégé à la gare puisque sa cadette (ouais c’est moi), est complètement en boule dans son lit, en train de chialer en simulant des menstruations douloureuses, brutales et soudaines. Et Je m’inquiète du temps qui passe… parce qu’elle ne revient pas et que c’est pas normal.
Je téléphone au frangin, pas de réponse. Et puis la vieille se pointe. Seule.
- Où est G ?
- Bah il était pas devant la gare… il a du s’endormir… ou je ne sais pas.
- Putain mais c’est pas vrai -_-
Bon, du calme. J’appelle son mec.
- A…Allo…
- J’suis désolée de te réveiller… Je voulais confirmation que G est bien monté ds le train parce que ma mère est revenu sans lui. Il n’est pas descendu.
- Il a du s’endormir.
- Merde. Et où va le train ?
- Bordeaux, et puis plus loin ensuite.
- Merde. Et euh… Bon, bah quand j’ai des nouvelles, que j’arrive à le joindre, je t’appelle.
- Ok.
- Bonne nuit, navrée du dérangement.
Bon… j’me dis que poitiers – bordeaux, 350 bornes, j’arriverais jamais à le recueillir avant le train. Complètement con cette réflexion d’ailleurs. Puis soudain, G m’appelle.
- G ? (Ouais non content de vous mettre des PV à 104 euros, la SNCF a un réseau téléphonique merdique).
- Putain Lara j’me suis endormi !! *paniqué*
- Bon bon, je le sais déjà. Ecoute le train va où ? Bordeaux non ?
- Oui.
- Bon, bah tu vas jusqu’à Bordeaux, et puis là bah tu prends un hôtel parce que les premiers trains qui te ramèneront à la maison seront pas là avant 6h de toute façon. Donc comme ça tu vas passer la nuit là bas, ok ?
- Oui. (Là, j’ai bien senti qu’il venait de réaliser que les hôtels existaient, et qu’en plusse, miracle, y’en a souvent près des gares).
- Bon, et puis quand tu as l’hôtel, tu m’appelles, ok ?
- Oui. Mais le contrôleur dit que j’arrive à Bordeaux que dans 3h.
- Bah merde. Le train doit faire un grand détour, quoi qu’il en soit tu es trop loin pour que je te rattrape, donc si c’est ds 3h, tu descendras vers 4h, à ce moment là t’as que deux heures à attendre, c’est pas forcément la peine de prendre un hôtel. En plus Bordeaux est une grande ville, avec ses putes certes, mais aussi avec des bars. Donc au pire tu squattes un bar si c’est trop hard dehors.
- Oui.
- Et tu m’appelles absolument quand tu es descendu hein ?
- Oui, mais tu vas dormir, alors j’enverrai un texto.
- Ca marche. Bon bah bisous, et puis occupe toi comme tu peux, bouquine.
- Oui. (Je crois que c’était le seul mot qu’il savait dire).
Bon bah j’ai rappellé son mec du coup.
- Bon, re-désolée, il s’était bien endormi. Je lui ai dis de prendre un hôtel ou de rentrer qq part en attendant les premiers trains de 6h.
- D’accord.
- Voilà, il t’appellera demain, bonne nuit. (j'épargne le fameux "Putain mais cui là..." de son mec parce que bon. En fait non je viens de l'écrire).
- Bisous.
Bon, bah voilà. J’attends le texto maintenant, sauf que le marabout a tout prévu, G a presque pu de batterie. Bah oui hein, la poisse ça s’invente pas, ça se cultive avec amour. *retourne chialer dans son lit du coup*
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