Noël en campagne...
Wouhou… c’est du haut niveau pour ma Déesse… je crois pas pouvoir faire mieux, mais quand même je raconte ^^ Sauf que je me rappelle pu trop des heures.
Déjà les personnages en présence :
Côtelette, ma tante, celle qui me traite comme une princesse, qui m’a toujours aimé parce qu’elle voit encore en moi cette petite gosse débrouillarde, courageuse et belle que j’imagine ne plus être.
L’oncle M, son mari, le frère de la vieille donc, le campagnard à l’état brut, qui radote mille fois par jour, gentil mais avec qui on ne peux pas parler autre chose que terroir et chasse.
Le cousin D, 26 ans, aussi mou que son père mais très gentil, je n’ai plus d’affinité avec lui depuis qu’il s’amusait à faire le requin dans la piscine que nous avions il y a plus de dix ans.
Le cousin S, 32 ans, que je n’avais pas vu depuis 8 ans, toujours aussi grognon, qui m’aime pour mon verbiage de sauvage dit-il, je lui rappelle mon père, ici tout le monde adore mon père, c’est un homme bien.
La nouvelle, Madame AS, tout juste mariée avec le cousin S, chinoise d’origine, ravissante comme une fleur, 30 ans, un sourire qui endormirait le plus teigneux des morveux et un français qu’elle maîtrise mieux que l’oncle M en 4 années de vie en France. Elle ne me connaît pas (et inversement proportionnel), mais le contact passe très vite.
Le cousin Di, trentaine d’années aussi, mais fils d’un autre frère de la vieille. Je le croyais homo depuis que je sais marcher -_- mais en réalité je découvre son enfant, sa femme, sa maison. On y r’viendra.
A. Alors A c’est le meilleur pote du cousin D, il habite la maison d’à côté, il rigole dès que je l’ouvre parce qu’ils nous voient encore en train de jouer dans sa cabane. Je suis devenue plus grande et surtout végétarienne, il a l’air un peu déçu, j’ai du mal tourner. Je crois que j’étais un peu sous le charme quand on s’est connu… vers 9 ans.
La mère grand ML, 84 ans, plus lucide qu’une jeune femme de 40 en pleine santé. On parle très peu parce qu’elle entend mal, mais je l’aime beaucoup. Elle est encore plus douce et plus gentille que la vieille (Ma Déesse tu compareras).
Le père grand J, du même âge mais n’habitant plus avec la mère grand parce que devenu moitié siphonné. Il vit chez côtelette puisque son métier est de s’occuper des personnes âgées à domicile. Je ne lui ai jamais adressé la parole dans ma vie, il n’aimait déjà personne quand il avait toute sa tête.
Et bien sûr, reste la vieille (femme O combien délicieuse mouhahahahaha), le frère boiteux, triste de n’avoir personne à enculer dans un champ quelconque (puisque les champs, c’est pas ce qui manque à cet endroit) et… moi, plus aussi bavarde qu’avant, plus aussi curieuse, triste de l’absence. Je sais que ce sera rude à supporter mais je me fais une raison, il y a des gens dehors pendant que je vais être ici.
Quand je suis arrivé, après avoir dit bonjour à tout le monde, j’ai direct voulu savoir si le cousin D avait le wifi pour que je pompe sa connexion. Mais nan. Bon bah… alors on va regarder des DVD, j’ai l’intégrale de ma série préférée du moment. Ah ouais mais j’ai pas les bons codecs pour les lire. Et pas Internet pour aller les chercher ces codecs à la con. Bon euh… bah tant pis. J’ouvrirai plus l’ordi c’est trop dur. Alors j’suis parti engager la conversation avec la nouvelle mariée, je suis curieuse du pays d’où elle arrive. Je suis fascinée par sa serviabilité, toujours à l’attention des autres, j’aurais trouvé ça hyper louche si elle n’avait pas été chinoise. Mais bon le cousin S veut pas trop que j’accapare sa femme, normal. Mais j’ai plus grand-chose à lui dire à ce cousin là… trop d’années qu’on s’est pas vu… la dernière fois j’avais encore une famille unie, c’est plus le cas alors j’esquive tout ce qui peut conduire à une conversation poussée, qui rappelle le passé.
Pour m’occuper, je passe aussi du temps à fumer. Mais la tante Côtelette a beau me kiffer grave, elle refuse qu’on fume chez elle, déjà petite j’avais pas droit. Il faut aller dans le garage, mais dans le garage il fait 0° si c’est pas moins -_-" la campagne… l’hiver… brrr mais bon tant pis, pour fumer je peux le faire en slip aussi, et en plus ça m’occupe d’avoir froid.
Le premier repas arrive, repas que j’appréhende parce qu’il faut rester à table (chose que je ne fais plus depuis mes 14 ans), parce que je dois demander une fourchette en toc et qu’à mon age j’ai peur du ridicule (mais Gégé s’est lui-même chargé de me faire passer pour une toquée pour amuser la galerie), parce que je dois supporter tout ce monde manger de la viande sur la table ou je mange avec des commentaires qui me dégoûtent au plus haut point et des fourchettes en acier qui frottent sans arrêt, ça me fait tellement de mal… Pour ce repas comme pour les autres, l’oncle M me proposera toujours son vieux pâté de tête de je sais pas quoi et son pineau gerbant sans comprendre que je ne mange pas cela et que l’alcool me repousse. Je doute qu’à son âge on puisse y faire exprès, mais j’avais quand même des doutes à un moment. S’il avait eu mon âge, j’aurais craqué et quitté la table.
Avant le 24, le fameux soir ou faudra aussi que je supporte cette pauvre dinde qui ne m’a rien fait et pour qui j’ai rien pu faire non plus d’ailleurs, il faut dormir. La vieille et le frère dorment avec moi au salon, mais lui refuse de dormir AVEC la vieille, question de principe semble t-il. Cosmi a exceptionnellement le droit de dormir à l’intérieur de la maison parce qu’il fait froid, mais normalement dans la cuisine. Seulement comme je suis dans le salon… alors je le laisse venir. Mais toute la nuit il a fait que se déplacer parce qu’il était en colère de pas dormir dans mes draps et tout fâché d’avoir une place et un endroit pas à sa convenance. Il a tellement foutu la merde que Gégé a décidé la nuit d’après de dormir avec la vieille. J’ai atterri par terre, avec le chien, qui ne bougeait désormais plus la nuit parce que je faisais câlin dans ses oreilles :) Il ne restait plus que le ronflement de cette vielle femme âgée dans la chambre voisine, et les cris de mon grand père qui ressassait la guerre dans ses songes, avec une voix si horrible que je lui souhaite de s’éteindre bien vite.
Le soir du réveillon dura longtemps puisque y’avait la mère grand. Rebelote : "une fourchette steuplé"… "fais attention pour pas frotter tes couverts stp"… "Non oncle M, pas de viande merci"... "Non, pas de vin non plus... ni de cognac non non"... , tout ça entre les commentaires habituels et ce fameux proverbe chinois rapporté par le cousin S "en Chine on dit qu’on mange tout ce qui a 4 pattes sauf les tables et les chaises, donc tu vois Lara, la bas c’est religieux de pas manger de viande". Je me demande quelques secondes pourquoi je suis obligé de parler de ça, et pourquoi on peut pas juste me laisser tranquille alors que je me contiens depuis 3 repas pour supporter ces conards mâcher ça. Enfin bref, je le supporte. Ce soir là et le lendemain, le 25.
Ce fameux 25, j’ai rencontré le cousin Di donc, sa femme et son enfant que j’ai pris en vidéo tant il était mignon. Je suis triste et à la fois contente de regarder ce gamin de 22 mois. J’éprouve je crois, une douce mélancolie disons. Quand j’observe cette innocence, il arrive que mon instinct féminin est envie de ça, de faire un bébé et de lui donner tout ce que j’ai à donner. Le cousin Di n’est pas homo alors… je suis triste de mettre trompé (mouhahahaha) et sa bonne femme est super niaise mais c’est marrant quand même. Je passe deux heures la bas, et puis retour chez la tante. Dur de s’occuper mais pendant que gégé tente de sauver les meubles et de faire bonne figure, moi je dors. Les faux semblants, c'est un truc qui me fait honte et horreur. Dormir, y’a que ca de vrai. Je dormais encore quand ils ont ouvert leur cadeaux, ca m’arrange, j’en ai pas entendu parler, c’est comme si le moment fatidique attendu par des milliers de mioches n’avait pas eu lieu. C’est ça, ma magie de Noël. Dans la soirée j’ai appelé Charline, mais y’avait si peu de réseau que pour capter j’ai du prendre la position d’une femme qui tournerait dans un porno, du genre à 4 pattes, dont une moitié en l’air, la tête inclinée vers le bas comme dans l’attente d’un coup mémorable -_-" mais moi j’attendais juste du réseau. J’en ai eu un peu. Alors ensuite j’ai voulu appeler ma Déesse, persuadée qu’elle passait une bonne soirée. Et j’ai pas osé, alors j’ai envoyé un message. Si j’avais su m3
On est rentré hier dans l’après midi, après deux heures de route et un manque netuel (ouais l’ordi quoi) très marqué. Je pense à Mademoiselle C, j’aurais aimé passé ce noel avec elle. Elle aussi, me manque beaucoup.
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